Le jour du Printemps 2026, une belle dame raconte.
Il y a dix ans, je demande à Chris la qualité première pour un habitat participatif.
L’humilité
répond Chris.
Déjà, quelques trente ans plus tôt, je faisais la même réponse.
Humilité devant la terre, le sol sur lequel je construis.
Yéshoua le charpentier l’a dit en son temps :
Si tu construis sur du roc ou si tu construis sur du sable, ce n’est pas la même chose !
Si tu construis avec de la terre, du bois, de la pierre, de la paille, etc., tu dois avoir l’humilité de reconnaitre les qualités de chaque matériau.
En miroir, tu dois reconnaitre tes propres forces et tes propres points faibles.
Nietzsche parlait déjà d’inversion des valeurs.
Quand j’étais gamin, on me disait :
Ne fais pas le cacou !
Là, justement où j’étais habile, rusé ; on me demandait de m’écraser.
Et là où j’étais incertain, mal à l’aise, on me disait :
Ne fait pas ta mauviette !
On me demandait d’être l’exact INVERSE de ce que j’étais.
D’où la nécessité de faire un GROS travail sur soi pour remettre les choses dans le BON SENS.
En 2010, Kelly Turner soutient une remarquable thèse sur l’art des survivants.
Celles et ceux à qui la Médecine – avec un grand M – a dit :
Toi, tu es foutu, on ne peut rien pour toi !
Quand je lis cette thèse, je découvre que l’art de la survie et l’art de l’humilité sont une MÊME CHOSE.
Pour survivre, je dois considérer les neufs points – image ci-après :
– soit où je suis faible
– soit où les autres m’affaiblissent
Je dois remédier à ces NEUFS problèmes.
Il y a un truc fou :
Si je remédie seulement à HUIT de ces problèmes, je ne survis pas !!!
Lorsque je lis Kelly Turner, je réalise que, si je suis moi-même un survivant, c’est que j’ai développé les NEUF tactiques de survie.
Et que chaque tactique correspond à une humilier.
Il y a quelques jours, ‘ai mis cela en image.

Quelques jours après avoir réalisé ce visuel, je découvre la vidéo de Yohan Sancerny sur la fin de l’écovillage de Pourgues.
Et c’est fabuleux !
Yohan dit et répète :
– travailler sur mes peurs, c’est une bonne idée
– ne pas prendre l’écovillage comme un substitut à mes manques, c’est une bonne idée
– ne pas remplacer mon identité fragile par une identité d’écovillageois-e, c’est une bonne idée
– ne pas me voiler la face sur mes faiblesses, c’est une bonne idée
– ne pas prendre le groupe pour un espace thérapeutique, c’est une bonne idée
– quand la dynamique du groupe révèle un point faible de mon moi, reconnaitre que ce point faible m’appartient et que je dois le travailler
– quand j’ai un problème avec l’autorité – en étant dominant ou dominé – je dois le bosser
– quand je crois avoir changé et que je joue toujours les rôles de l’urbain bien dressé à performer, etc., je dois bosser là dessus
– quand je persiste à dénier tout cela et que j’épuise ma tête et mon esprit, ma santé mentale et mon système immunitaire, je dois bosser là dessus
La correspondance entre ce qu’OBSERVE Yohan et les découvertes de Kelly Turner est FABULEUSE !